Les Coups de coeur du 4 février
Deux coups de coeur pour deux aventures historiques. Brasier au coeur de la Rome antique Retour sur un épisode tragique de l’histoire de Rome : le grand incendie de 64 après
4 février 2016
-Actualité
Vladimir Mario Davidenko, Alessio Lapo, Stéphane Piatzszek, Giuseppe Quattrocchi
Série : L'Aigle et la SalamandreTome : 1/2Éditeur : Soleil
Scénario : Stéphane PiatzszekDessin : Alessio Lapo, Giuseppe QuattrocchiColoriste : Vladimir Mario Davidenko
Collection : Quadrants
Genres : Historique, Polar / Thriller
Public : À partir de 16 ans
Prix : 14.50€
Scénario
Dessin
Le grand incendie de Rome lui a pris son père, et telle une salamandre, Gaius Atius Mus survit aux flammes. Pour ce noble fils d’assureur dont la fortune s’est bâtie sur des contrats incendie dans une ville qui en compte trois par jour, c’est la ruine.
Pourra-t-il survivre aux sourdes manigances du préfet du prétoire, et à la folie ravageuse de l’Aigle de Rome ?
Retour sur un épisode tragique de l’histoire de Rome : le grand incendie de 64 après Jésus Christ, sous le règne de l’empereur Néron, qui servira notamment d’excuse pour martyriser les chrétiens. Juste après cette grande catastrophe, Gaïus va ouvrir les yeux sur ce que renferment les ruines de Rome. Grâce à une plongée sans concession dans la ville éternelle, l’enquête de Gaïus sur un crime pourtant ultra-connu passionne…
Gaïus perd son père dans le gigantesque brasier romain. Le voilà en plus ruiné car il était assureur contre les incendies. Par un concours de circonstances, il va devoir enquêter pour le compte du préfet sur les incendiaires... Comme le peuple tient le magistrat pour responsable, ce dernier met la pression à Gaïus. En compagnie de son esclave, l’assureur va pénétrer dans les secrets politiques de Rome.
Sans la moindre fausse note, le rythme soutenu de cette enquête la rend très vite plus complexe qu’il n’y paraît. Tout en avançant au pas de charge, le récit de Stéphane Piatzszek arrive à mettre en scène la société romaine de manière crédible, que ce soit dans une relation maître-esclave ou via des comportements violents. Et, bien que certains historiens antiques ait déjà désigné le coupable idéal, l’enquête réserve des surprises : elle fait déjà attendre en un tome un coupable réaliste, différent du coupable politique.
Le trait façon graphite d’Alessio Lapo et Giuseppe Quattrocchi n’est pas sans rappeler les fresques trouvées dans les villas romaines tout comme les couleurs pastel et douces de Vladimir Mario Davidenko. Seule ombre au tableau, le trait manque parfois de clarté, nuisant de temps à autre au plaisir de se perdre dans les rues de la Rome antique.
Ce premier tome captivant réussit le tour de force d’attendre la suite d’une série qui traite d’un épisode historique pourtant déjà très souvent mis en scène !