Dargaud

Des Astres pour Iznogoud
La légende raconte qu'à Bagdad la magnifique, un grand vizir répondant au nom d'Iznogoud, particulièrement mal intentionné, cultive l'ambition de ravir le trône du calife Haroun El Poussah. D'où son expression favorite qui revient sans cesse : "je veux être calife à la place du calife !". Secondé par Dilat Laraht, Iznogoud multiplie les tentatives les plus diverses et surtout les plus folles pour arriver à ses fins. En vain, bien sûr !
Fidèle à l'esprit des Milles et une Nuits version loufoque, les auteurs ont inventé cette série en 1962 pour RECORD. Mais c'est dans les pages de PILOTE (1968) qu'Iznogoud trouvera un réel succès Après un bref passage aux éditions Glénat, Tabary décide de s'auto-éditer en créant les éditions de la Séguinière puis les éditions Tabary.
L'ordinateur magique
La légende raconte qu'à Bagdad la magnifique, un grand vizir répondant au nom d'Iznogoud, particulièrement mal intentionné, cultive l'ambition de ravir le trône du calife Haroun El Poussah. D'où son expression favorite qui revient sans cesse : "je veux être calife à la place du calife !". Secondé par Dilat Laraht, Iznogoud multiplie les tentatives les plus diverses et surtout les plus folles pour arriver à ses fins. En vain, bien sûr !
Fidèle à l'esprit des Milles et une Nuits version loufoque, les auteurs ont inventé cette série en 1962 pour RECORD. Mais c'est dans les pages de PILOTE (1968) qu'Iznogoud trouvera un réel succès Après un bref passage aux éditions Glénat, Tabary décide de s'auto-éditer en créant les éditions de la Séguinière puis les éditions Tabary.

Ras les masques

Carnet de brousse

Grimmy, T.4
Quand la mère l'Oie traîne Grimmy au toilettage, on lui propose un devis - c'est dire l'importance des travaux. Quand il lui présente ses hommages du matin, elle hurle : "faut trouver une solution pour ton haleine !" C'est désobligeant. D'autant plus qu'il se lave les dents après chaque poubelle. Côté amours, pour lui comme pour nous, les temps sont durs : la canichette de ses rêves veut connaître la date de péremption de son collier anti-puces et des colliers de toutes les filles qu'il a fréquentées depuis trois ans. Alors il rêve un peu : il accompagne la mère l'Oie au magasin de troc dans l'espoir de l'échanger contre Kim Bassinger. Ou bien il se prend pour un loup des neiges sur la piste de l'ours polaire. Mais ce genre de fantasme finit toujours par se heurter à la réalité : l'enjoliveur arrière droit d'un ours polaire, c'est coriace. Heureusement, Grimmy a des loisirs. Ils adore réduire Attila en purée ou lui coller une trouille bleue, juste pour le voir bondir et retomber en pagaille, les pattes et les yeux emmêlés n'importe comment. Ca confirme sa vision de l'univers, qui tend vers le chaos - les scientifiques appellent ça l'entropie.

L'île aux démons

La catastrophe
La planète Aldebaran est coupée de tout contact avec la terre depuis un siècle. Les habitants d'Arena Blanca, un petit village de pécheurs, y mènent une vie paisible, loin du pouvoir tyrannique exercé par l'église et l'armée. Jusqu'au jour où toutes sortes de signes étranges semblent annoncer une catastrophe. Un énorme poisson des hauts-fonds vient mourir sur la plage, tandis que la mer se vide de ses poissons habituels, avant de se solidifier et d'avaler un bateau. Et la catastrophe arrive, sous la forme d'un monstre marin qui engloutit le village sous une substance gluante. Ce monstre, qui change de forme et de comportement selon son humeur - généralement mauvaise - intéresse beaucoup de gens : Driss Shediac, un étranger énigmatique qui a essayé de prévenir les habitants, mais personne ne l'a cru. La jolie journaliste Gwendoline Lopes et surtout, l'inquiétant prêtre Loomis dans son dirigeable militaire. Parmi les rares survivants, Marc et Kim, deux adolescents qui s'entendent comme chien et chat, décident de partir pour Anatolie, la capitale, et d'y recommencer leur vie à zéro. Pour son premier album en solo, Léo, dessinateur de la série Trent, invente un monde envoûtant et fantastique, plein de mystères, d'embûches et d'amours compliqués, dans le très joli décor d'une planète finalement plus inquiétante que prévu.

La flibustière du sans pitié

El Cascador
Par la Minerco tout d'abord, une puissante et mystérieuse compagnie dont le plan était de le faire passer pour le Cascador, héros de la révolution costaverdienne officiellement exécuté trois ans auparavant. Par la belle Félicity ensuite, égérie en titre du dictateur Ortiz et maîtresse du chef de la police secrète, le colonel Peralta. Par ses propres alliés révolutionnaires enfin, qui l'ont livré à Peralta et fait enfermer dans la redoutable forteresse de Roca Negra. Bref, par tout le monde. Avec un amnésique, on le sait, tous les coups sont permis.
Et si, tout compte fait, XIII avait réellement été l'homme qu'on a essayé de lui faire croire qu'il était ? Une seule personne pourrait répondre avec certitude à cette question : Maria Isabel de Los Santos, fille de l'ancien président et veuve du Cascador, qui attend son excécution dans une cellule voisine de celle de XIII.

De 1980 à 1992

Tranches de Lauzier (Grand Prix de la Ville d'Angoulême 1993)
Grand Prix d'Angoulême 93, Gérard Lauzier préside le Salon d'Angoulême 94 qui se déroulera du 27 au 30 janvier 94. Pour marquer l'événement, Dargaud publie "Tranches de Lauzier". Marie-Ange Guillaume y découpe en tranches affectueuses et amusées la vie de ce créateur multicartes (BD - théâtre et cinéma) et quelques-unes de ses meilleures Tranches de Vie viennent compléter le portrait de celui dont Goscinny disait : "Lauzier nage tellement à contre-courant qu'il ferait pâlir d'envie le plus vigoureux des saumons".

La Boucholeuse
Où l'on retrouve le môme Soupetard, (7 ans, blond comme les blés, complètement craquant) en vacances chez les éléveurs de moules, avec sa soeur à lunettes qui essaie de vamper l'affreux Millemouches. Le petit port est en effervescence : il est arrivé malheur à Gabriel, on a retrouvé son chien tout seul sur la barque. Aussitôt, à l'Auberge des pêcheurs, les légendes remontent : le fantôme de l'Irlandais et le trésor qui va avec.....D'autant plus qu'on retrouve un 2ème cadavre enlisé dans la valse. Et puis il y la boucholeuse - la femme d'Anatole, morte depuis longtemps. Personne ne l'a oubliée et surtout pas Anatole l'inconsolable, qui vit en ermite quelque part sur la côte. Soupetard mène son enquête à hauteur de gosse, avec ses trouilles et ses grands courages. Et finalement, tout s'arrangera, les faux fantômes et les vrais chagrins. On fêtera le 14 juillet et, les vacances finies, Soupetard retrouvera son lapin Cerfeuil, occupé à ronger une vieille photo - le dernier souvenir de la boucholeuse... Corbeyran et Berlion nous donnent du mystère, de la tendresse et le parfum vrai de l'enfance. Tout sonne sensible et juste : les ambiances du petit port, les complicités de mômes et le temps des vacances - de nos vacances quand on avait 7 ans et qu'on n'avait pas le temps de s'ennuyer.

Faux-frères

Le vaisseau fantôme
Le Vaisseau fantôme est le 3e tome de l'intégrale Barbe-Rouge, la fameuse bande dessinée de pirates imaginée par Charlier et Hubinon. Holà, hardis moussaillons ! Barbe Rouge, le terrible pirate créé par Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, est de retour dans cette superbe intégrale qui reprend trois des meilleurs volumes de la série. Batailles navales, trésors cachés, trahisons et têtes de morts sont à l'honneur dans cet archétype inégalé de la grande aventure maritime. Un must inoubliable. Ce 3e volet des intégrales de Barbe-Rouge nous plonge à nouveau dans une grande aventure chez les pirates à découvrir en famille.

La boucholeuse
Où l'on retrouve le môme Soupetard, (7 ans, blond comme les blés, complètement craquant) en vacances chez les éléveurs de moules, avec sa soeur à lunettes qui essaie de vamper l'affreux Millemouches. Le petit port est en effervescence : il est arrivé malheur à Gabriel, on a retrouvé son chien tout seul sur la barque. Aussitôt, à l'Auberge des pêcheurs, les légendes remontent : le fantôme de l'Irlandais et le trésor qui va avec.....D'autant plus qu'on retrouve un 2ème cadavre enlisé dans la valse. Et puis il y la boucholeuse - la femme d'Anatole, morte depuis longtemps. Personne ne l'a oubliée et surtout pas Anatole l'inconsolable, qui vit en ermite quelque part sur la côte. Soupetard mène son enquête à hauteur de gosse, avec ses trouilles et ses grands courages. Et finalement, tout s'arrangera, les faux fantômes et les vrais chagrins. On fêtera le 14 juillet et, les vacances finies, Soupetard retrouvera son lapin Cerfeuil, occupé à ronger une vieille photo - le dernier souvenir de la boucholeuse... Corbeyran et Berlion nous donnent du mystère, de la tendresse et le parfum vrai de l'enfance. Tout sonne sensible et juste : les ambiances du petit port, les complicités de mômes et le temps des vacances - de nos vacances quand on avait 7 ans et qu'on n'avait pas le temps de s'ennuyer.
Blackmore
Partout, les arbres refleurissent. Et le mage Bedlam, affreux gnome qui règne en tyran sur les terres de l'Eruin Dulea, y lit les signes annonciateurs de l'accomplissement des légendes : "Le jour où les arbres de vérité refleuriront, ce qui est mort en ces terres revivra... Un chant se lèvera, et celui qui l'entendra reprendra la lutte contre l'usurpateur". Un matin à l'aube, en effet, un chant se lève sur les plaines : la Complainte des Landes Perdues. Celle qui l'entend, c'est Sioban, fille du Loup Blanc et seule héritière véritable des terres de l'Eruin Dulea. Ce jour-là, une armée fantastique surgit de nulle part et conduit Sioban jusqu'aux Landes Perdues : les soldats de son père, morts au combat, qui se sont relevés pour elle. Seamus, son protecteur, l'avait prévenue qu'un jour, une question lui serait posée : "Le mal est-il au coeur de l'amour ?" Et là-haut sur les Landes, son père lui redit que le plus difficile ne sera pas de gagner d'horribles batailles, mais de "frapper au coeur du mal" - qui est peut-être au coeur de l'amour. En effet, de maléfices en sortilèges, le diable lui-même n'y reconnaît plus ses petits. Inspirée d'une littérature anglo-saxonne fantastique, violente et bariolée, une histoire pleine de sombres magies, mais aussi d'un humour pimpant illustré, entre autres, par Ouki, adorable bestiole un peu ivrogne et tout à fait indestructible : après avoir ingurgité une marmite entière de poison réputé capable de tuer un boeuf (glaires de crapauds, jus d'araignée, etc...), elle émet un vague "burp" et va s'endormir dans un coin...

3615 - Code Bavure
Nous retrouvons Eugène Lacrymo, premier CRS héros de bande dessinée, 25 ans de manifs, y compris Mai 68 : c'est là qu'il a rencontré Simone et conçu Gédéon (le fils post-baba-techno-funk en révolte) entre deux barricades. Mais le monde d'Eugène, c'est aussi le gang des petits vieux et Léon Ilievitch Molotov-Molotov, patron de bistrot qui s'est fait ravir sa fiancée 40 ans plus tôt par l'Ambassadeur de Russie. A propos de fiancée, "sous la rude écorce de la brute, le prince charmant reste vigilant", et Eugène, histoire de fêter son 25ème anniversaire de mariage, offre à Simone un Secrétaire Général de Confédération d'extrême-centre fraîchement réduit en purée mais encore vivant... Il faut dire qu'écrabouiller le manifestant, c'est sa vie, à Eugène. Il a de la chance, tout le monde manifeste : les pêcheurs, les femmes au foyer, les derniers ours des Pyrénées, trois nymphomanes et même les toreros. Là, Eugène met le paquet parce que "l'abattoir en paillettes", c'est pas son truc. Tant et si bien qu'on lui remet la matraque d'or pour la 100ème bavure homologuée d'une année particulièrement fertile. Mais personne n'est parfait : la vraie bavure puissance dix lui a échappé. C'est Leveau qui a réussi à aplatir l'abbé Paul, incontestable chouchou national, d'un seul coup d'un seul.

Le crâne du Père Zé

Le crâne du Père Zé

Le crâne du père Zé

L'Enfer des épouvantails
Le jeune Philémon vit à la campagne et passe son temps à rêver en compagnie de son âne Anatole. Au cours d'une promenade, il rencontre Barthélémy le puisatier qui est à la recherche de son paradis perdu : la lettre A du mot Atlantique. Grâce au vieux Félicien qui sait comment se rendre là-bas, ils partent régulièrement pour ce monde parallèle. Malheureusement les manoeuvres sont parfois approximatives et ils se retrouvent dans d'autres lettres peuplées de curieux personnages. Cet univers farfelu et merveilleux est imaginé par Fred pour PILOTE en 1965. Son trait imaginatif et nouveau, ses mises en page particulières, ses planches grouillantes de détails insolites, de clins d'oeil, de malices et de trouvailles graphiques ne laissent pas indifférent.
New York

Solo
Après les événements, l'instrument devient son unique moyen d'expression. Il souffle sans vraiment jouer, il ne fait pas de la musique mais plutôt des sons qui agacent, questionnent son entourage, à commencer par Kader, son ami de toujours... Dans la veine autofictionnelle de certains de ses précédents livres (TMLP, La Petite couronne, En roue libre), Gilles Rochier témoigne d'un abattement, d'une sidération que nous avons tous en partage : que dire, que faire, et comment, après un événement aussi saisissant qu'un attentat ? La réponse de ce livre, d'une radicalité en apparence absurde, est donnée par un auteur à part de la bande dessinée contemporaine.

Meurtre autour d'une tasse de thé
Double M, comme Mel et Mirabelle, Meurtre et Mystère, Marmelade et Mironton. La grand-mère de Mirabelle ayant reçu une lettre anonyme très inquiétante, Mirabelle quitte son journal et Mel ses montagnes pour tenter de résoudre l'affaire qui agite le charmant village où vivent la mamie et ses trois copines. Pendant ce temps, dans une cour d'immeuble parisien, on retrouve la quatrième victime d'un maniaque, clouée au mur comme un vieux scarabée. Tandis que Mirabelle fonce bille en tête et voit des suspects partout, Mel, dans le rôle du "petit fiancé", tente péniblement de digérer la cuisine du terroir que lui enfourne copieusement la grand-mère. Mais le mystère s'épaissit : un inconnu patibulaire venu de Paris s'installe au village et les quatre vieilles dames indignes ont l'air de mijoter une version très personnelle d'Arsenic et vieilles dentelles... Suspense, humour et fraîcheur pour nos deux détectives amateurs qui, en plein charme bucolique, continuent de flirter à leur manière : comme chien et chat, avec tendresses fugitives et énervement chronique. Le tout sous l'oeil sympathisant d'Agatha Christie, du commissaire Maigrelet, des quatre reines du jeu de cartes et de Colonel Archibald, le matou de la maison.

La rupture
Axle Munshine vagabonde à travers les limbes à bord de son vaisseau Vaisseau d'argent, en compagnie de Musky. Une image l'obsède indéfiniment : celle de Chimeer, femme de ses rêves. Et comme les rêves ont parfois leurs réalités, il sera inéluctablement confronté à celle-ci. Non sans rebondissements.

Garfield n'est pas un cadeau
Le chat le plus paresseux de l'histoire de la BD voit le jour en 78 dans la presse quotidienne et dominicale américaine. Garfield, adulé par son maître, peut savourer tout à loisir le plaisir de ne rien faire; gras, toujours fatigué, toujours affamé, toujours bavard, il philosophe avec humour sur sa condition féline. En oubliant pas de s'alimenter et de se reposer, bien sûr... Les éditions Bagheera ont édité en 91 un album de Garfield. Dargaud a toutefois récupéré l'exclusivité de cette série.et poursuit l'édition de Garfield à raison de 2 titres par an.

L'arnaque du fou
1902, Paris découvre le XX e siècle. Fabien de son côté, apprend à survivre en compagnie de son frère. Une débrouille quotidienne faite de larcins et de petits méfaits sans éclat. mais voilà, une organisation criminelle - l'Échiquier - s'en mêle et s'intéresse de près à Fabien et ses proches. Quelle place peut donc jouer celui-ci dans ce mystérieux et dangereux " échiquier " où chaque pion est manipulé ?

Histoire du corbac aux baskets
Fred est un auteur unique. Que ce soit avec Philémon (un chef-d'oeuvre de poésie et d'invention), avec ses contes singuliers ou ses dessins d'humour, Fred nous remplit l'esprit d'images et de mots que l'on oublie pas de sitôt. Un auteur qui a inventé un language, un style.

Histoire du corbac aux baskets
Fred est un auteur unique. Que ce soit avec Philémon (un chef-d'oeuvre de poésie et d'invention), avec ses contes singuliers ou ses dessins d'humour, Fred nous remplit l'esprit d'images et de mots que l'on oublie pas de sitôt. Un auteur qui a inventé un language, un style.

La croix du Sud

Je suis un autre

La petite maitresse
Axle Munshine vagabonde à travers les limbes à bord de son vaisseau Vaisseau d'argent, en compagnie de Musky. Une image l'obsède indéfiniment : celle de Chimeer, femme de ses rêves. Et comme les rêves ont parfois leurs réalités, il sera inéluctablement confronté à celle-ci. Non sans rebondissements.

La course du balancier

La malle aux Sortilèges
Alexis Mac Coy porte l'uniforme gris de l'armée des Confédérés. Fait prisonnier par les nordistes, il est réhabilité à la fin de la guerre et, en raison de son courage, nommé sergent-major à Fort Apache où il retrouve son vieux copain Charley. Mac Coy fait la guerre, se conduit parfois en héros, mais ce qu'il préfère finalement, c'est siroter une bonne bouteille au calme. Il tente toujours d'entamer le dialogue plutôt que de foncer tête baissée et d'obéir aveuglement aux ordres. Avec son visage de jeune premier, le lieutenant Mac Coy est un personnage très nuancé. C'est dans le mensuel LUCKY LUKE que sont publiées pour la première fois les aventures de Mac Coy (1974) avant de paraître dans TINTIN, PILOTE et CHARLIE MENSUEL.

Mort sous la Tamise
Une comédie policière à l'anglaise dans le Londres contemporain à la fois yuppie et punk, affairiste et branché, traditionnaliste et multi racial. Une série de meurtres et d'accidents fait disparaître un gentleman de la City, un pakistanais nerveux et carribéen pas net, un fils de famille décavé et des marchands de légumes, un fondé de pouvoir et même une lady irrascible. Quel fil peut bien réunir ces gens que tout sépare... sauf leur mort sous la Tamise?

Snoopy reste dans la note
Connu de tous, ce personnage fait partie de l'univers des Peanuts. Snoopy est le chien de Charlie Brown, garçon timide et maladroit. Snoopy passe son temps à dormir et philosopher sur le toit de sa niche, à communiquer avec son pote Woodstock (moineau de son état), à jouer au base-ball ou encore à jouer à l'as de l'aviation ! Cette série est apparue pour la première fois en 1950 aux États-Unis. Très vite apprécié par un large public et diffusé dans plus de 1500 titres à travers le monde, Snoopy a connu une gloire internationale jamais égalée (adaptation au théâtre, dessin animé, produits dérivés, gadgets de toute sorte etc.). En France la série a d'abord été publiée dans FRANCE-SOIR. L'exploitation de la série est ensuite passée en format poche (chez Dupuis puis Gallimard puis Presse-Pocket) et enfin en album cartonné chez Hachette et Dargaud. Parallèlement à l'édition des albums cartonnés classiques, la collection L'encyclopédie Charlie Brown a été relancée en 93.

Tic et Tac Le sommeil hanté

Arizona love
En matière de western, Blueberry constitue la référence absolue. C'est en 1963 qu'est créé ce personnage pour PILOTE par Charlier et Giraud. Ils campent au départ un solide soldat qui s'affiche comme le sosie de Belmondo. La ressemblance s'estompe au fil des épisodes. Blueberry est une forte tête : teigneux, pas toujours respectueux de la rigueur militaire, indiscipliné, il n'hésite pas parfois à déserter pour remplir au mieux ses missions. Le scénario utilise tous les poncifs du Western américain avec tout ce qu'il faut de rebondissements et de personnages pittoresques (Mc Clure, Angel Face, Red Nick, Chihuahua Pearl etc. sans compter les Indiens qui sont réhabilités par les auteurs, point de vue adopté d'ailleurs dans Cartland). Parallèlement au cycle classique de la saga de Blueberry, Giraud dessine entre 68 et 70 la jeunesse du futur lieutenant. Cette "série" reprend son cours en 85 sous le crayon de Colin Wilson, très respectueux du style imposé par Giraud. Les albums ont successivement été édités par Dargaud (22 titres, l'essentiel du fond) puis par Fleurus/Hachette, puis par Novédi et enfin par Alpen pour la nouveauté dessinée par Vance. Dargaud a entrepris la réédition des albums Blueberry remaquettés et agrémentés de nouvelles couleurs.

Aiguesieste

Le soleil est mort 2 fois
Quelque part aux États-Unis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des militaires décident de se reconvertir en détectives privés. Pour cela, il faut, bien sûr, des clients... Les premières enquêtes arrivent, difficiles à élucider. Une reconstitution scrupuleuse des États-Unis des années quarante et cinquante par deux géants de la BD, Greg et Blanc-Dumont.

Cocus c'est vous!

La vallée perdue

Garfield fait feu de tout bois
Garfield se découvre une âme ludique : il glisse sur des peaux de banane pour se faire rire et nous gratifie d'une série d'imitations très réussies : Mona Lisa, un papillon sur un pare-brise, un bouchon de Rolls. Mais en général, il ne sort de sa léthargie que pour se montrer désagréable. Par exemple, Jon ayant acheté des rideaux pré-lacérés (style grunge), il se donne du mal de chien à les recoudre. Le reste du temps, il met toute son intelligence au service de ses deux obsessions majeures : bouffer et dormir. Il déploie une patience énorme pour attraper les oiseaux : à plat ventre devant une boîte d'oeufs, il attend. En vrai professionnel, il est capable de reconnaître une blanquette trop salée en suçant une tache sur la cravate de Jon. Dans le domaine du sommeil aussi, il est le plus fort, il fait des ZZZ beaucoup plus ouvragés que ceux de Jon et Odie. L'idéal, c'est quand il arrive à faire cohabiter sa flemme et sa goinfrerie. Par exemple en écoutant une histoire que lui lit Jon pour l'endormir : "Emincer un petit oignon, faire fondre dans du beurre, etc." Là, pour peu qu'il ait englouti avant une tonne de lasagnes, Garfield nage en plein nirvana.

La divine comédie

Cinémastock - 2
Chez Gotlib, l'humour est une affaire très sérieuse. Et si possible à traiter sous tous ses aspects... Les hilarantes Rubriques-à-brac, la bible de l'humour, en sont les exemples les plus démonstratifs, sans oublier Les Dingodossiers, Les Trucs-en-vrac, Les Cinemastock, etc. Attention : la lecture assidue de ces albums peut provoquer des crises de fous rires aiguës. On vous aura prévenu.

Quand s'allument les lampes...
Le soir, quand la nuit descend sur la neige du Grand Nord canadien, à l'heure où dans les maisons s'allument les lampes, le sergent Trent, de la police montée, a du vague à l'âme. Il rêve d'une autre vie et il pense à Agnès qui lui a laissé une adresse à Providence : une grande maison rose dans les bougainvilliers. Un soir plus cafardeux qu'un autre, il se décide : il prend un congé et le train pour Providence. Mais la maison rose est déserte et Agnès est partie se marier ailleurs. Désespéré, Trent sombre dans l'alcool jusqu'à devenir cette épave qu'on vire du bistrot et qui finirait la nuit dans la boue sans le grand coeur de Mary-Lou. Dans le coin sévissent les Chauffeurs, une bande de salopards de la pire espèce qui torturent les vieux pour leur piquer leurs économies. Et puis il y a "les gens du train", venus construire la voie de chemin de fer. L'un d'eux a une attitude étrange. Trent aussi : confit dans l'alcool, voilà qu'il semble prêt à tout pour palper 200 dollars. Une aventure minutieusement construite, servie par un dessin sensible et un héros très humain, très attachant, plus solide que ses désillusions, finalement plus fort que ce vague à l'âme qui le reprend, à l'heure où bleuit la plaine et où s'allument les lampes...

Soulage-moi endors-toi

Le secret des tubulaires

Bielo
Février 1919 : L'Armée Rouge, qui traverse la Biélorussie à grand renfort de "Mort aux tsars", expédie trois de ses spécimens "évangéliser" Vobotna, un village paumé dans la neige, dont les habitants n'ont pas encore bien assimilé les concepts révolutionnaires. Le nabot Konstantine Fiodorovitch Boulkine, théoricien du peuple, les met donc au parfum : partage obligatoire des trois poules et du tonneau de vodka, occupation gastronomique du château de la comtesse et saoulographies variées. Bref, vous assistez en direct aux débuts prometteurs de la grande République bolchevique, qui ne vont pas sans quelques fusillades regrettables et retournements de veste ahurissants. Seuls la comtesse et Aleksis Stogonov - qui va vite apprendre à démêler une entourloupe d'un idéal - échappent à cette épidémie de barbarie et de stupidité. Une fois n'est pas coutume : la lutte des classes est jubilatoire et finement observée. Ce qui n'empêche pas les auteurs de glisser une véritable émotion quand il le faut - le temps de trois images perdues entre neige et ciel, quand le sol gelé est trop dur pour qu'on y enterre le petit frère d'Aleksis. Biélo est l'heureuse rencontre d'un scénario iconoclaste, sensible, et d'une "ligne claire" personnalisée avec finesse et drôlerie.

