Dargaud

Guérillas et pirates
Le principe est simple : rééditer sous formes d'épais volumes - chaque titre agrémenté de pages d'introduction étant composé de trois albums - quelques-uns des plus beaux classiques de la bande dessinée. Ne résistez pas au plaisir de les redécouvrir...

Boule et Bill font la fête
Boule et Bill ont quarante ans. Crées par Jean Roba, dans "Spirou", en décembre 1959, ils sont devenus les plus connus et les plus attachants héros "jeunesse" de la bande dessinée européenne. Cet album se veut gâteau d'anniversaire. Il a été confectionné à partir d'illustrations et de récits complets - inédits en librairie - mettant en scène Boule et Bill et quelques autres personnages de Roba. Cerises (superbes !) sur ce gâteau, Tibet, Gotlib, Will, Dany, Johan De Moor, Uderzo, Anne Goscinny, Juillard, Rosy, Follet, Verron et Yvan Delporte, Morris, Druillet, Cestac, F'Murrr, Turk et de Groot, Tome et Janry, J-C. Denis, J-C. Mézières, P. Christin, Greg, Geerts, Godi, Zidrou, le studio Peyo, Alteau, Benn, Cabanes et Bilal sont là aussi. Pour faire la fête avec Boule et Bill et saluer, d'un sourire, le magicien qui leur a donné le jour.

Sous l'aile du diable
C'est l'hiver sous la neige. Soupetard retrouve son copain Ludo qui a piqué deux boulons à son père pour fabriquer un télescope au cours de M'sieu Latreille. Mais tout à coup, branle-bas de combat : Bastien annonce qu'ils se sont fait traiter de petits bras par l'escouade des requins-marteaux. Il faut laver l'affront. Ça commence avec des boules de neige, ça finit avec une grenade qui explose à la figure de Ludo. Qui a lancé la grenade ? Voilà la question qui préoccupe les adultes, et à laquelle les gamins ne répondront pas, par solidarité - et accessoirement parce qu'ils n'en savent rien. Mais la grenade fait remonter des souvenirs pénibles. Chez le coiffeur et chez l'épicier, on s'engueule ferme au sujet du taux de collaboration et de résistance de chacun, à l'époque... Et pendant ce temps-là, les mômes jouent à la guerre. Quand on est mort, on doit compter jusqu'à cinquante avant de se relever, c'est la règle. Et quand un blessé a son lacet défait, il dit pouce et on peut plus le tuer. Comme dans la convention de Geneviève, une " grosse bonne femme neutre " qui regarde et rouspète si on tue un blessé. Heureusement, Ludo retrouvera la vue juste à temps pour admirer Saturne dans le télescope de M'sieu Latreille. Et s'il consent à se laver un peu, Bastien aura le droit de se promener avec la soeur de Soupetard jeudi prochain. Ce qui fait planer un fameux suspens sur cette série craquante, pleine de joie de vivre, d'humour et de vérité enfantine. A mettre absolument entre toutes les mains.

Les 4 vérités de la Vè
" Jusqu'à une date relativement récente, les événements consignés dans les livres d'histoire s'étaient, selon toute vraisemblance, effectivement produits. " (George Orwell) C'est cette vraisemblance que Christin s'amuse à tortiller pour nous en proposer une autre. A défaut de refaire le monde, il nous refait la Ve République. Donc, le général de Gaulle s'est fait descendre au Petit-Clamart et Pompidou a accompli deux mandats avant de mourir empoisonné. Mai 68 s'est illustré par un match de foot mémorable. Mitterrand n'a jamais été élu mais s'est offert un yacht, suite au succès du film hollywodien tiré de son best-seller, la Paille et la poutre (French Vice en anglais). Pour les autres, imaginez Giscard empereur en Afrique, Pasqua maquisard en Corse, Jospin et Chirac couvant un atome crochu depuis leur jeunesse, etc. N'empêche, Christin ne peut s'empêcher de se demander ce qui serait advenu de cette Ve République aujourd'hui quadragénaire si le général de Gaulle avait survécu à l'attentat et si des gens " à l'ambition et au talent surdimensionnés " comme Giscard ou Mitterrand avaient accédé aux plus hautes charges de l'Etat. Cette " hypothèse improbable mais après tout concevable " vous colle le frisson. Une idée vertigineuse et d'autant plus séduisante que la vérité de Christin, bâtie avec une logique imperturbable, n'est pas beaucoup plus farfelue que celle à laquelle nous sommes habitués. En effet, toute ressemblance avec des personnages réels n'est absolument pas fortuite (voir la grotesque épopée Tapie-Cousteau-etc.) et la vraisemblance est habilement distillée dans le dérapage. Le résultat, malin dans les moindres détails et brillamment illustré par Alexis Lemoine avec des peintures s'inscrivant dans la grande tradition de l'imagerie populaire, est franchement réjouissant.

Yuyu Hakusho - Le gardien des âmes, T.11
Noritaka est un jeune collégien qui, malgré son aspect rachitique, décide de faire de la boxe Thaï. Bien sûr, il va souffrir au début, mais fera tout pour séduire sa bien-aimée... Cette série décrit les problèmes que peuvent rencontrer de nos jours, tous les lycéens.

The XIII Mystery - L'Enquête
Les mystères de l'Histoire doivent un jour révéler les archives secrètes de leurs protagonistes. Au coeur de la saga XIII ceux-ci sont légion. "The XIII Mystery - l'enquête" va à leur rencontre.
Deux journalistes d'investigation du "New York Daily", dignes du duo qui révéla le scandale du Watergate, enquêtent sur les derniers événements qui ébranlèrent les Etats-Unis. A savoir le "Jour du Soleil Noir" et la récente prise en otage du président Sheridan par le général Carrington et son procès en direct sur la chaine ABS. L'un des deux reporters se retrouve "suicidé" au pied d'un immeuble de Miami Beach. Le survivant, Warren Glass, fuit en Europe en transmettant, par tranches, les éléments d'une enquête qui confirme la place centrale du mystérieux XIII au coeur des événements. "The XIII mystery" réuni l'ensemble de ces informations inédites.
Jean Van Hamme joue avec la réalité d'une époque pour la faire glisser vers une autre. A ce redoutable jeu de mécano spacio-temporel, il n'a pas son pareil. Appuyé sur les fiches qu'il tient depuis 1984 sur chacun de ses personnages, il a décidé, avec William Vance, de révéler les zones d'ombre que comporte la biographie de chacun d'eux. Sauf pour XIII qui, à force de voir détaillé chacune de ses identités possibles, sort plus mystérieux que jamais de l'enquête.
Plutôt qu'un livre entièrement dédié à l'information sous forme de texte, le tandem Vance-
Van Hamme a opté pour un habile mélange de texte et de dessin. Vance opère dans ses deux registres favoris : la bande dessinée (41 pages en tout, presqu'un album "classique") et l'illustration (il est le grand spécialiste de l'illustration de couverture efficace). Autant de petit joyaux qui jalonnent le volume.
12 dossiers (Le clan Sheridan, La conspiration des XX, La contre-enquête, L'affaire Rowland, L'énigme de la Mangouste, Le Costa Verde et la Minerco, La branche irlandaise, Le drame des Greenfalls ...) et près de 130 notices biographiques font de "The XIII mystery - l'enquête" plus qu'un indispensable "who's who" de la saga BD de cette fin de siècle.

Les complots d'Iznogoud
Ça grenouille dans le Califat Dilat trouve une grenouille qui est en fait un Prince victime d'un mauvais sort. Pour le délivrer, il faut lui donner un baiser, et celui qui l'a fait, redevient en son tours une grenouille. 8 Pages Les yeux gros Iznogoud embauche un hypnotiseur pour se débarrasser du Calife 8 Pages Le Philtre occidental Le Grand Vizir achète un philtre occidental qui rend léger pour le donner au Calife afin qu'il s'envole pour toujours 8 Pages La machine à remonter le temps Iznogoud a découvert une machine à remonter le temps. Il veut y envoyer Haroun el Poussah pour devenir Calife! 8 Pages Le pique-nique Le Grand Vizir veut amener le Calife en pique-nique dans le désert pour ensuite l'abandonner et le laisser mourir de soif 8 Pages Chassé Croisé Iznogoud se procure une coupe qui fait interchanger de corps. En buvant avec le Calife, son esprit irait dans celui du Calife, et vice versa. 8 Pages

Paquebot
L'Horizon est un paquebot de luxe chargé de rouvrir la ligne française d'Extrême-Orient après la seconde guerre mondiale. De Marseille à Shangaï en passant par Alexandrie, Bombay et Saïgon - où le conflit indochinois prend une tournure dramatique - les passagers qui se trouvent à son bord vivent de façon apparemment insouciante. Mais l'écrivain mondain Géraldine Moustier-Loÿs, la délicieuse Américaine Deborah Silverheel, l'agaçante femme d'ambassadeur Sybille de Liedekerke, le jeune aviateur André Beyle, le chef mécanicien CGTR Justin Roumégoux, le brave commandant Kergomard (sans compter un passager clandestin et quelques crapules) sont-ils seulement ce qu'ils ont l'air d'être ? Car il y a un secret intéressant beaucopup de gens sur l'Horizon, ancien navire allemand ayant porté le nom de Parsifal, à bord duquel Hitler avait prévu de se rendre à New York lorsque le Reich aurait gagné la guerre...

Ma Dalton
Ce personnage immortel parcourt depuis 1947 (44 ans !) l'histoire de l'ouest américain. Il y a rencontré des personnages célèbres (Jesse James, Calamity Jane, Billy the Kid, Sarah Bernhardt...). Lucky Luke est l'homme des missions impossibles, le défenseur des pauvres, des veuves et des orphelins, bref le parfait héros ! Son cheval, Jolly Jumper, est un parfait compagnon de ce "poor lonesome cowboy". Les frères Dalton se dressent perpétuellement sur le chemin de Lucky Luke ce qui permet à ce dernier de les poursuivre continuellement et de les confier à la justice. Autre personnage traditionnel de la série : Rantanplan, le chien le plus bête du farwest qui a vécut de façon autonome 2 albums. Lucky Luke est, avec Astérix et Tintin, le plus célèbre personnage de l'histoire de la BD : cette série, accessible à tous, est devenu un mythe grâce à Morris et Goscinny. Ce personnage a fait l'essentiel de sa formidable carrière dans les pages de SPIROU, PILOTE et LE JOURNAL DE LUCKY LUKE. Une exploitation merchandising et audiovisuelle (dont aux États-Unis) a permis d'introduire Lucky Luke auprès d'une très large couche de la population et auprès de plusieurs générations de lecteurs. A noter qu'après la disparition de Goscinny, plusieurs scénaristes ont travaillé sur la série : Vicq, De Groot, Fauche et Léturgie, Lodewijk, Lo Hartog Van Banda et Vidal. L'essentiel des albums se trouvent chez Dupuis et Dargaud., la nouveauté chez Lucky Productions.

L'ombre du triangle

A SUPPRIMER Garfield se jette à l'eau
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Garfield (sans jamais oser le demander) est dans ce livre ! Tout, sauf une chose : la recette des lasagnes favorites du chat le plus fainéant de la BD. Pour le reste, Garfield Story lève le voile sur 25 ans de siestes et de création : la naissance du personnage, les secrets de fabrication de Jim Davis (à part les lasagnes, donc), Garfield et ses amis les stars, les versions étrangères, Garfield vu par les peintres, les collectionneurs fous, Garfield de A (comme " A table ! ") à Z (comme " Zzzzzzz ", bruit caractéristique du chat en plein sommeil), les 25 questions à Garfield (et ses 25 réponses, surtout), la vie quotidienne à Paws (" Pattes "), le studio de création où vit et travaille Jim Davis... Bref, tout ce qu'il faut savoir pour devenir un garfieldien accompli. Quant aux lasagnes, désolé, mais elles ne sont pas fournies avec l'ouvrage. Enfin ! Depuis 25 ans que la série Garfield existe, il était temps de rendre un hommage bien mérité à son créateur. Car que serait Garfield sans Jim Davis, hein ? Tout au long des 164 pages de cet album, on apprend tout sur le destin en forme de success-story du père spirituel (le mot est faible) du chat le plus fameux de la planète. Saviez-vous que Jim Davis s'est inspiré du patronyme de son grand-père pour donner un nom à son personnage ? Qu'il a eu le même professeur d'art dramatique que James Dean ? Que son premier animal familier était un brontosaure (c'est ce que dit Garfield, en tout cas) ? Le problème, c'est que Garfield est une vraie star. Et comme toutes les vraies stars, il ne peut s'empêcher de tirer la couverture à lui (et même la quatrième de couverture). Résultat : le bouquin raconte aussi (et surtout) la saga passionnante du plus grand dévoreur de hamburgers que la terre ait jamais porté. Bourré de photos et de dessins inédits, Garfield Story fera de toi, ami lecteur, un connaisseur incollable de l'univers de ce chat éminemment sympathique (n'est-ce pas, Jon ?). Un chat entré dans le Livre Guiness des Records au titre de BD la plus publiée dans la presse du monde entier. Ce qui lui donne bien droit à une petite sieste, non ?

Grimmy, T.9
Grimmy fantasme beaucoup, ces temps-ci. Il se voit en chien des cavernes errant dans le désert préhistorique, ou en Grimzzilla qui détruit d'un seul souffle une forêt entière - en clair, il rote sur les géraniums de Mamie l'oie. Et après avoir détruit la ville, il s'attaque au siège de l'autorité centrale : l'arrière-train du facteur. Quand il revient dans la vraie vie, il fait le ménage. Comme ça n'a pas été fait depuis longtemps, il découvre, coincés dans le canapé, un tas de fourchettes et autres bidules, et un truc tout gras : Elvis ! Lequel rigole franchement en apprenant que sa fille s'est mariée avec Michael Jackson. A propos d'amour, Grimmy se dit que sortir avec lui doit être une expérience mystique : le lendemain, toutes ses fiancées entrent au couvent. Ou alors, c'est parce qu'il a mauvaise haleine. Ou alors, c'est parce qu'il ne sait pas danser : forcément, il a deux pieds gauche. Décidément, la vie est un éternel combat, dont Grimmy sort le plus souvent tétanisé, le poil hirsute ou viré à coups de pied aux fesses - surtout au bistrot, quand il réclame des cacahuètes après avoir bu dans les toilettes. Pourtant, il ne demande pas grand-chose à la vie : une cuvette de WC et une paille, une poubelle et, pour jouer, une balle de tennis qui ne roule pas trop loin. Et pour financer le lancement d'une nouvelle pâtée parfumée au facteur, il aimerait bien que vous achetiez énormément de ces merveilleuses cassettes dont il est le héros. (Citel vidéo, Best of Grimmy 1 et 2).

Vacances de printemps
Où l'on retrouve Lapinot en héros romantique dans le cadre riant et quelque peu empesé de l'Angleterre victorienne. Venu se reposer dans le cottage familial, Lapinot vit ses derniers instants de quiétude avant d'embrasser la carrière d'artiste peintre - sa vocation scientifique ayant été contrecarrée par sa mère qui considérait qu'avec un mari banquier, elle avait déjà assez de types barbants à la maison. Mais voilà qu'au détour d'une rivière, il tombe sur Miss Nadia, le grand amour de ses cinq ans, et plonge aussitôt dans les affres de la passion - ou, comme dit son fidèle serviteur Alex qui manie fort bien la métophore : " Monsieur est un jeune ruisseau qui dévale sa première pente raide. Ca secoue et ça clapote, voilà tout ". Mais ses ennemis d'enfance, Mac Terry et Richardson, clapotent également pour Nadia. Et tous trois se lancent dans une parade de séduction parfaitement ridicule. Pour la première fois, Trondheim a demandé à un scénariste de faire vivre son Lapinot. Frank Le Gall nous a taillé sur mesure, dans un langage châtié et un humour irrésistible, une aventure qui sent bon le Darjeeling et laisse une large place aux états d'âme alambiqués de Lapinot. En fait, avec son petit côté légèrement décalé et éternellement paumé - si bien traduit dans ses moindres nuances par une délicate gymnastique d'oreilles -, Lapinot le Rabbit était le héros romantique parfait, et on ne le savait pas.

L'ambassadeur des ombres
Valérian, le plus grand space-opéra publié par des auteurs français, nous entraîne dans un monde et un futur lointains. Le duo est constitué d'agents spatio-temporels : Valérian et Laureline. C'est à bord d'un vaisseau affrété par Galaxity, capitale de l'Empire Terrien, qu'ils se déplacent pour vivre des aventures hautes en couleur. Les scénarios font d'habiles clins d'oeil à notre époque, mettant en scène tyrans et dictateurs, souvent bien proches de ceux de notre 20ème siècle. Le dessin est classique mais doué d'une fantaisie qui donne une saveur rarement égalée aux créatures monstrueuses ou sympathiques que croise Valérian. Grâce à des histoires formidablement inventives, les auteurs de Valérian ont su séduire le public le plus large possible depuis 1967, année de création de cette série pour l'hebdomadaire PILOTE. L'album Les Habitants du Ciel constitue une étonnante "encyclopédie loufoque" détaillant chacune des créatures qui apparaissent dans les 13 albums.

L'ambassadeur des ombres
Alors que Valérian et Laureline sont chargés d'escorter l'ambassadeur de la Terre sur Point Central, une station spatiale qui regroupe toutes les civilisations présentes dans l'univers, celui-ci est enlevé à leur arrivée, en même temps que Valérian. Laureline part à leur recherche dans le labyrinthe que forme Point Central. Heureusement qu'elle peut compter sur les informations de trois Shingouz, avides d'argent...

T'as d'beaux yeux, tu sais !

Lieutenant Double-Bang
Le duo Jean-Michel Charlier-Jijé prend son allure de croisière avec le diptyque Destination Pacifique et Menace de mort sur Tahiti, un récit d'aventures et d'espionnage qui court sur deux albums. S'ensuivent trois histoires courtes en noir et blanc, Rapt en plein ciel, Le Saboteur et Contre-espionnage aérien, publiées avec le découpage de Super Pocket Pilote. Le tout est agrémenté d'un dossier de Gilles Ratier et Patrick Gaumer.

Rome (2)

Achille Talon a la main verte
Bien entendu, Talon n'a pas changé. (Pourquoi changer quand on est si pimpant ?) Il " primesaute à tout va ", il s'insurge et pourfend. Il transforme les situations les plus simples - comme choisir la carte postale idoine pour Virgule de Guillemets - en casse-têtes insolubles, et il faut le voir aux prises avec les problèmes qu'il se fabrique lui-même pour saisir ce que le mot " alambique " veut dire. Mais il est moderne, il s'équipe : après avoir fait une tentative (pitoyablement avortée) d'instrusion sur Internet, le voilà propriétaire d'un portable qui lui permet de traquer Lefuneste jusqu'aux confins des antipodes.
Mais la meilleure nouvelle, c'est que ses aventures ne perdent pas un poil de leur drôlerie, les deux nouveaux auteurs faisant preuve d'un mimétisme troublant et d'une virtuosité indéniable dans l'art de croquer le détail pittoresque et de manier l'antiphrase et la périphrase chères à Greg. " Ca ne s'explique pas, ça s'admire ", comme dit Talon.

La solution Pinkerton
Juillet 1864, Savannah. Deux inconnus viennent proposer à un obscur acteur de théâtre d'aller jouer le rôle de sa vie à Atlanta. Drôle d'endroit pour aller faire le cabot ! En effet, Atlanta, tenue par le général sudiste John Bell Hood et assiégée par le général Sherman, est à feu et à sang.
A Washington, un certain Allan Pinkerton a trouvé pour stopper la guerre une solution définitive qui consiste à priver les armées sudistes de leurs chefs les plus valeureux. Quant au fringant lieutenant Blueberry, échoué dans un bataillon disciplinaire, il est chargé d'escorter une délégation du Parti de la Paix dont fait partie la charmante Eleonore Mitchell dans Atlanta.
Mais Blueberry ignore qu'un membre de la délégation doit liquider le général John Bell Hood première cible des promoteurs de la fameuse "solution Pinkerton". Et bientôt, tout va se retourner. L'acteur va jouer le rôle de sa vie son dernier et Blueberry va se retrouver face à un peloton d'exécution.
Reprenant le dessin à la suite de Colin Wilson, Blanc-Dumont se montre à la hauteur de sa réputation celle de l'un des plus grands dessinateurs réalistes actuels sur un scénario fidèle à la "tradition Blueberry" : bien ficelé, bourré d'action et de rebondissements qui ne faiblissent jamais. Blueberry, chargé d'une nouvelle mission quasiment impossible, se sortira-t-il de ce pétrin ? Vous le saurez en lisant la Piste des maudits, T. 11 de la série la Jeunesse de Blueberry.

Yuyu Hakusho - Le gardien des âmes, T.10

Le monde à l'envers
Axle est mort ! Pour essayer de consoler Muskie, les roboïdes lui ont fabriqué un clone, un Axle bis tout neuf, très gentil, mais un peu foiré : il est de traviole, il louche et il passe son temps à pleurnicher. Mais un mathématicien de génie (par ailleurs assez imbibé) a eu une idée : au-delà du big-bang, le temps s'écoule à l'envers, sous forme d'anti-temps. Et peut-être suffit-il d'expédier Axle au-delà du big-bang pour qu'il remonte le temps jusqu'au moment où il vivait encore. En effet, là-bas, on naît dans sa tombe et on finit dans le ventre de sa mère. On vit à reculons, en commençant par le pire pour aller vers le meilleur, ce qui n'est pas une mauvaise idée. Malheureusement, tout est à l'avenant : au lieu de manger, on dégurgite - ce qui donne des repas assez éprouvants pour ceux qui ont l'habitude de vivre dans l'autre sens. Mais il y a plus grave. Alors que Muskie l'éternaute échappe au phénomène de rajeunissement et qu'Axle a l'air de vouloir se requinquer, le pauvre Axle bis, récemment fabriqué, commence à se démantibuler et à éparpiller ses abattis partout. L'anti-temps : voilà une mine d'or pour un scénariste et un dessinateur dotés du sens de l'humour. Loufoqueries et inventions en tout genre, personnages craquants et langage pittoresque, cette invraisemblable saga de SF ne faiblit pas et on attend le 28ème épisode avec impatience, en souhaitant toutefois que le scénariste nous répare Axle bis. Il est trop mignon.

Des plaies et des carabosses
On note un gros progrès côté alchimie : Colégram a enfin trouvé la formule pour changer le plastique en plomb. Il ne lui reste plus qu'à trouver la formule pour le changer en or. Gros progrès technique, aussi : nos zigotos arrivent à simuler une invasion martienne dans le poste de télé de la voisine. La voilà donc qui fuit la ville pour se réfugier à Bellevaux chez l'oncle Fanfoué. Mais elle revient : elle a compris que c'était une farce. Ce qui, par un joli retournement de situation, n'arrange pas du tout les affaires du Martien qui vient de débarquer pour de bon. Côté désordre, on est servi : il y en a un qui a prononcé la formule du puzzle et un autre qui a éternué. Résultat : tout le décor est éparpillé partout, "façon puzzle", comme on dit dans les Tontons flingueurs. Et puis, pour se faire la main, Balthazar nous rejoue la Genèse : il sort de son chapeau Adam, Eve, la pomme et une baguette de pain. Le serpent a échoué par erreur dans le petit déjeuner de la voisine - il est d'ailleurs très déçu : il savait qu'il devait tenter une femme, mais il a l'air de trouver celle-là vraiment moche. Erreurs de formules et de manips, explosions et catastrophes, plaies et carabosses - l'école Abracadabra est à l'enseignement ce que Gaston Lagaffe est au savoir-vivre.

Le génie des alpages

L'Empire des mille planètes
C'est avec L'Empire des Mille Planètes que Valérian et Laureline abordent, dans cet album publié en 1971, leur première grande mission d'exploration, d'étude et d'aventure cosmique. Elle sera suivie de beaucoup d'autres qui les emmèneront aux quatre coins de l'univers et plus loin encore. Mais la découverte de Syrte-La-Magnifique, de son palais impérial interdit, de ses fêtes mystèrieuses, de ses souks colorés, de sa guilde des marchands et de ses chasseurs de marcyams demeurera pour eux (et pour beaucoup de lecteurs) un souvenir inoubliable. Pourquoi faut-il que Laureline achète une montre ancienne sur le marché de Syrte et se fasse ainsi repérer par l'un des inquétants connaisseurs qui étendent leur emprise sur cette merveilleuse planète dont le déclin semble pourtant inéluctable ? La peinture toute en nuances d'une société complexe, les aventures hautes en couleurs de deux jeunes héros mariant la réflexion et l'action.

La Créature
Flash-back : Aldebaran, la planète où s'est établie la première colonie humaine hors du système solaire, est aux mains d'un régime totalitaire, et nos héros sont traqués par la police. Parmi eux, Marc et Kim, rescapés du village d'Arena Blanca englouti par la bave de la mantrisse ; Alexa et Driss qui, depuis cent ans, bénéficient d'un élixir de jeunesse distribué par la même mystérieuse mantrisse.
Les voilà échoués avec leurs amis dans un gigantesque marécage infesté de monstres carnivores. Certains essaient de rejoindre la mer à dos de théodores, sympathiques herbivores, tandis que les autres descendent la rivière dans une grosse calebasse vide.
Mais alors qu'ils atteignent enfin la mer, un dirigeable se profile dans le ciel avec, à son bord, le gouvernement au complet.
Dieu merci, la mantrisse est intelligente. Elle sait reconnaître les siens et ne distribue pas son élixir de jeunesse - le plus vieux rêve de l'humanité - à n'importe qui.
Léo boucle en beauté le cycle Aldebaran, série qui se situe entre SF et fantastique, et dont le scénario envoûtant et attachant est soutenu par des inventions graphiques captivantes : les monstres sont " inédits " et franchement infects, et le fonctionnement de la mantrisse, créature d'architecture étrange et improbable, arrive à nous étonner. Heureusement, l'histoire n'est pas finie, car l'auteur nous annonce le départ d'un astronef pour Bételgeuse, constellation d'Orion...

La vie en rose
Au début, Néomie est un foetus heureux : pas de poubelles à descendre, pas de PV, pas de concurrence, c'est la béatitude amniotique. Petite fille, bien que très affectée par la mort de la maman de Bambi, elle crapahute dans les verts pâturages de l'enfance avec un entrain qui ressemble beaucoup au bonheur. Mais voilà qu'un jour, elle devient une vraie femme en état de marche et étrenne son premier soutif ce qui l'emballe moyennement. Il faut dire que nous sommes avant 68, avant l'invention du tampax et du féminisme, autant dire au Moyen Age. Elle étrenne aussi son premier prince charmant, et c'est là que les choses se compliquent. D'amours foirées en extases "chimiques" plutôt réussies, elle va s'en prendre plein la poire, jusqu'à ce que lui vienne cette sagesse qui consiste à capter les petits bonheurs au lieu de cavaler après l'escroquerie du siècle : le gros bonheur bien cadré et obligatoire. "Prends du bleu, prends du rose et touilles, tu obtiendras la couleur de l'hématome", dit Jean Teulé dans sa préface. Cestac étant imbattable pour nous dessiner les grands enthousiasmes pétaradants et les déconvenues qui s'ensuivent, cette vie couleur hématome, racontée avec franchise et crudité, est tordante. Les filles s'y retrouveront spontanément, et les garçons auront entre les mains un document utile sur le "mystérieux" fonctionnement des filles. Mais l'album s'adresse surtout à ceux qui, parfois, doutent de la "qualité" de leur bonheur. Ils verront que tout est relatif et que la poursuite du bonheur sous toutes ses formes, en solitaire ou en famille décomposée, recomposée, etc..., c'est comme la chasse au dahu. On revient bredouille mais on s'en fout. Ce qui compte, c'est la balade et le pique-nique. Voilà une pensée revigorante, n'est-il pas ?

Heu-reux!

Complainte des Landes Perdues, Coffret T.1 à T.4

Kyle of Klanach
Sioban, fille de Lady O'Mara et du Loup Blanc, régnait sur l'Eruin Dulea. Mais Dame Gerfaut lui a fait boire un philtre d'amour qui l'a enchaînée à son fils, un biscornu stupide et lâche. Et voilà Sioban qui épouse Gerfaut et, pire encore, abandonne au cuisinier son copain de toujours, Zog l'adorable petit ouki : son nouvel époux adore le ouki au miel ! Les jours sombres reviennent pour l'Eruin Dulea. Dieu merci, Kyle of Klanach, qui aime toujours Sioban, veille. Et lady O'Mara, pour délivrer sa fille du philtre, fera une chose terrible mais salutaire. Inspirée de légendes anglo-saxonnes, la Complainte des landes perdues est une histoire pleine de mystères et d'horreurs, mais aussi d'humour et d'amour. Ce dernier volet du cycle répond enfin à la terrible question : l'amour est-il au coeur du mal, ou est-ce le mal qui est au coeur de l'amour ? Et après pas mal d'atrocités que nous ne dévoilerons pas, l'histoire s'achèvera sur un happy-end - y compris pour le petit Zog, mais ne le dites à personne.
Kyle of Klanach
Sioban, fille de Lady O'Mara et du Loup Blanc, régnait sur l'Eruin Dulea. Mais Dame Gerfaut lui a fait boire un philtre d'amour qui l'a enchaînée à son fils, un biscornu stupide et lâche. Et voilà Sioban qui épouse Gerfaut et, pire encore, abandonne au cuisinier son copain de toujours, Zog l'adorable petit ouki : son nouvel époux adore le ouki au miel ! Les jours sombres reviennent pour l'Eruin Dulea. Dieu merci, Kyle of Klanach, qui aime toujours Sioban, veille. Et lady O'Mara, pour délivrer sa fille du philtre, fera une chose terrible mais salutaire. Inspirée de légendes anglo-saxonnes, la Complainte des landes perdues est une histoire pleine de mystères et d'horreurs, mais aussi d'humour et d'amour. Ce dernier volet du cycle répond enfin à la terrible question : l'amour est-il au coeur du mal, ou est-ce le mal qui est au coeur de l'amour ? Et après pas mal d'atrocités que nous ne dévoilerons pas, l'histoire s'achèvera sur un happy-end - y compris pour le petit Zog, mais ne le dites à personne.

A supprimer La vie en rose
Au début, Néomie est un foetus heureux : pas de poubelles à descendre, pas de PV, pas de concurrence, c'est la béatitude amniotique. Petite fille, bien que très affectée par la mort de la maman de Bambi, elle crapahute dans les verts pâturages de l'enfance avec un entrain qui ressemble beaucoup au bonheur. Mais voilà qu'un jour, elle devient une vraie femme en état de marche et étrenne son premier soutif ce qui l'emballe moyennement. Il faut dire que nous sommes avant 68, avant l'invention du tampax et du féminisme, autant dire au Moyen Age. Elle étrenne aussi son premier prince charmant, et c'est là que les choses se compliquent. D'amours foirées en extases "chimiques" plutôt réussies, elle va s'en prendre plein la poire, jusqu'à ce que lui vienne cette sagesse qui consiste à capter les petits bonheurs au lieu de cavaler après l'escroquerie du siècle : le gros bonheur bien cadré et obligatoire. "Prends du bleu, prends du rose et touilles, tu obtiendras la couleur de l'hématome", dit Jean Teulé dans sa préface. Cestac étant imbattable pour nous dessiner les grands enthousiasmes pétaradants et les déconvenues qui s'ensuivent, cette vie couleur hématome, racontée avec franchise et crudité, est tordante. Les filles s'y retrouveront spontanément, et les garçons auront entre les mains un document utile sur le "mystérieux" fonctionnement des filles. Mais l'album s'adresse surtout à ceux qui, parfois, doutent de la "qualité" de leur bonheur. Ils verront que tout est relatif et que la poursuite du bonheur sous toutes ses formes, en solitaire ou en famille décomposée, recomposée, etc..., c'est comme la chasse au dahu. On revient bredouille mais on s'en fout. Ce qui compte, c'est la balade et le pique-nique. Voilà une pensée revigorante, n'est-il pas ?

Le Rige
Quatre jours ! Il ne reste que quatre jours avant la " nuit de la saison changeante " qui verra la délivrance du dieu maudit Ramor et la ruine d'Akbar. Quatre jours avant d'arriver au Doigt du Ciel, immense piton rocheux planté au milieu de l'estuaire du fleuve Dol, et cachette présumée de l'Oiseau du Temps que leur a révélée Fol de Dol, le redoutable Maître du Fleuve. Entre les compagnons de la quête et l'Oiseau du Temps encore un obstacle, de taille. Il leur faut traverser le repère du Rige. Mais qui est le Rige ? " Le Rige ne connaît qu'un seul devoir ! Une seule loi ! La chasse ! Et quiconque franchit les frontières de son domaine est assuré d'en payer l'octroi avec son sang ! " L'apparition du non moins légendaire chevalier Bragon est pour cet infatigable chasseur une extraordinaire aubaine : se mesurer à la seule personne sur Akbar qui puisse prétendre sans mentir être son égal. Il ne les laissera donc, lui et ses compagnons Pélisse et le Mystérieux Inconnu, traverser son territoire qu'au prix d'une traque sans merci dont la seule issue possible est la mort. Mais est-ce vraiment de la peur qui incite Bragon à refuser le défi ? Quel est le lien qui l'unit au Rige ?... Mais la fougueuse Pélisse ne saurait souffrir que la Quête soit retardée, et son emportement obligera Bragon à affronter l'être qu'il redoute et admire le plus. Sous les lunes d'Akbar, dans la jungle inextricable et meurtrière du territoire du Rige, s'engage le plus extraordinaire des duels...

L'oeuf des ténèbres
" Le Temps... Akbar n'est rien !... Ni le Nid... Ni Ramor !... C'est le Temps qui est tout ! Il est la cause, le principe originel... Et lorsque la tentation s'empare du mythe... lorsque l'homme s'oppose à l'univers et le bouscule, c'est au mythe de rétablir l'ordre ! " Ainsi s'exprime le Gardien du Nid lorsque Bragon, Pélisse, Bulrog et messire l'Inconnu s'enfuient du Doigt du Ciel, emportant avec eux l'Œuf des Ténèbres qui y était caché. Ils sont accompagnés de Kiskill, servante des dieux qui a perdu son immortalité et ses pouvoirs en même temps que sa virginité dans les bras d'un Élu qui n'est autre que... messire l'Inconnu. C'est tous ensemble qu'ils devront parcourir la dernière étape de la Quête. Et c'est bien contre le temps que la course s'est engagée, car il ne reste plus que deux jours pour rejoindre Mara avec l'Œuf. Ramor, bien que toujours enfermé dans la conque, devient de plus en plus fort, et Mara ne saurait le contenir sans l'aide de l'Œuf. Bragon choisi la route la plus courte et décide de survoler la Marche Blanche, fief du prince-sorcier Tharmine et terre du noble et fier peuple Jivrain. Même ainsi, les difficultés s'amoncellent devant leurs pas. Leurs Lopvents ne sont pas assez nombreux et les Jivrains sont atteints par une épidémie de Fièvre Folle qui rend fou furieux ce peuple d'habitude si paisible. Les événements se précipitent, mais la traversée de la Marche Blanche ne constituera qu'une péripétie lorsque viendra enfin l'heure pour chacun de révéler son véritable visage. Quelles sont les vraies motivations de Mara ? Pélisse est-elle vraiment la fille de Bragon ? Ce dernier verra-t-il se réaliser la prophétie du Vieux des Bois qui, avant de mourir, lui prédisait qu'il trouverait la folie en réclamant la mort ?... Toutes les questions, les interrogations, trouvent ici leur réponse. Toutes les pistes de la Quête s'acheminent ici vers leur conclusion. Une fin digne de la Quête de l'Oiseau du Temps !
Colonel Abel
Sous la plume du dessinateur Milton, Dottie est devenue Poison Ivy, la pin-up qui fait rêver tous les G.I. du Pacifique. La guerre finie, elle retrouve une vie normale aux côtés de son mari Gary Powers. Mais ça ne dure pas : Gary, qu'elle croyait pilote d'avion météo, est un agent de la CIA. Et le jour où son U2 est abattu au-dessus de l'URSS, il désobéit aux consignes de suicide et tombe vivant aux mains du KGB.
Dottie n'en a pas fini avec son passé : le milliardaire Howard Hughes, amoureux fou de Poison Ivy, a décidé de porter ses aventures à l'écran avec Dottie dans le rôle principal. Et la voilà obligée de se plier à ses fantasmes. D'autant plus qu'il a un sérieux atout dans sa manche : en échange de sa " gentillesse ", il peut faire quelque chose pour son mari, dont le procès a lieu à Moscou.
En effet, par " humanité socialiste ", Gary est condamné à dix ans de détention - un verdict d'une clémence exceptionnelle. D'où son inquiétude : qu'a fait Dottie pour obtenir ça ? Et que va-t-elle faire encore pour obtenir la libération qu'elle lui a promis ?
Pendant ce temps, le colonel Rudolf Abel, citoyen américain irréprochable, cherche à faire la peau d'un certain Hayhanen qui connaît sa véritable fonction : chef de tous les réseaux d'espionnage communistes au USA.
Mais au retour de Moscou, l'avion de Dottie s'écrase. On compte une centaine de victimes, et elle reste introuvable. Ce qui agace énormément Howard Hughes...
Voilà Dottie plongée en pleine guerre froide, dans des aventures inspirées d'une affaire d'espionnage qui défraya la chronique en 1960. Le tout servi par un dessin solide et un sens romanesque très sûr, fonctionnant à deux niveaux de fiction, puisque Milton continue de dessiner les aventures parallèles de Steve Canyon - ce qui lui vaut les pires ennuis avec un tas de gens.

Mulan

La colline aux yeux de Buick

L’ami Javin
De l'héroïc fantasy pour ceux qui n'aiment pas l'héroïc fantasy. On y trouve des héros, mais ils sont bien vieux ou bien malhabiles au maniement de l'épée. D'ailleurs, les seuls véritables bretteurs de l'histoire finiront tous très mal. On y trouve aussi une très jolie fille, mais elle se révèlera n'être qu'une illusion. Pourtant, en apparence, les lois du genre sont respectées. Un chevalier, Bragon, part à la recherche de l'Oiseau du temps, seule créature capable d'empêcher Ramos le dieu maudit de quitter sa prison... Tout le talent de Le Tendre au scénario et de Loisel au dessin, est de respecter somptueusement l'imagerie du genre en en détournant le sens. Devant le succès de La Quête (4 volumes ou intégrale), les auteurs ont lancé une nouvelle série racontant la jeunesse des héros. Avec la promesse de retrouver un jour la belle Pelisse, évaporée à la fin du premier cycle. Lidwine (auteur du Dernier loup d'Oz chez Delcourt )a dessiné L'Ami Javin, premier tome du nouveau cycle. --Jean-Pierre Fuéri

La créature
Flash-back : Aldebaran, la planète où s'est établie la première colonie humaine hors du système solaire, est aux mains d'un régime totalitaire, et nos héros sont traqués par la police. Parmi eux, Marc et Kim, rescapés du village d'Arena Blanca englouti par la bave de la mantrisse ; Alexa et Driss qui, depuis cent ans, bénéficient d'un élixir de jeunesse distribué par la même mystérieuse mantrisse. Les voilà échoués avec leurs amis dans un gigantesque marécage infesté de monstres carnivores. Certains essaient de rejoindre la mer à dos de théodores, sympathiques herbivores, tandis que les autres descendent la rivière dans une grosse calebasse vide. Mais alors qu'ils atteignent enfin la mer, un dirigeable se profile dans le ciel avec, à son bord, le gouvernement au complet. Dieu merci, la mantrisse est intelligente. Elle sait reconnaître les siens et ne distribue pas son élixir de jeunesse - le plus vieux rêve de l'humanité - à n'importe qui. Léo boucle en beauté le cycle Aldebaran, série qui se situe entre SF et fantastique, et dont le scénario envoûtant et attachant est soutenu par des inventions graphiques captivantes : les monstres sont " inédits " et franchement infects, et l
La piste des Navajos
En matière de western, Blueberry constitue la référence absolue. C'est en 1963 qu'est créé ce personnage pour PILOTE par Charlier et Giraud. Ils campent au départ un solide soldat qui s'affiche comme le sosie de Belmondo. La ressemblance s'estompe au fil des épisodes. Blueberry est une forte tête : teigneux, pas toujours respectueux de la rigueur militaire, indiscipliné, il n'hésite pas parfois à déserter pour remplir au mieux ses missions. Le scénario utilise tous les poncifs du Western américain avec tout ce qu'il faut de rebondissements et de personnages pittoresques (Mc Clure, Angel Face, Red Nick, Chihuahua Pearl etc. sans compter les Indiens qui sont réhabilités par les auteurs, point de vue adopté d'ailleurs dans Cartland). Parallèlement au cycle classique de la saga de Blueberry, Giraud dessine entre 68 et 70 la jeunesse du futur lieutenant. Cette "série" reprend son cours en 85 sous le crayon de Colin Wilson, très respectueux du style imposé par Giraud. Les albums ont successivement été édités par Dargaud (22 titres, l'essentiel du fond) puis par Fleurus/Hachette, puis par Novédi et enfin par Alpen pour la nouveauté dessinée par Vance. Dargaud a entrepris la réédition des albums Blueberry remaquettés et agrémentés de nouvelles couleurs.

Yuyu Hakusho - Le gardien des âmes, T.9

Rapaces 1
...car leur règne s'achève... Effectivement ... Ils avaient le pouvoir, ils dominaient la ville, le monde. L'ordre régnait... leur ordre. Et puis, ils sont arrivés... Le frère, la soeur. Les rapaces. De cuir vêtus. Glissant dans la nuit, semant le désordre. Unis jusqu'au sang. Au pouvoir ancestral, demeuré intact. Alors le maître de la ville s'inquiète. Il a raison de s'inquiéter. Lui, sa race immortelle jusqu'alors, découvre leurs premiers morts, leurs premières victimes. Que l'on brûle comme avant les sorciers sur les bûchers. A chacun, il est envoyé une longue aiguille derrière l'oreille. Leur faiblesse, la marque de leur vieillissement. Et puis il y a les gens, comme vous et moi. Comme Lénore qui s'avance vers un monde qui lui échappe, un monde qui détient le pouvoir, un monde qui triche avec son apparence, avec "les" apparences. Lénore est fragile, Lénore détient une arme, Lénore veur savoir. C'est son métier, son métier de flic. Mais à qui, à quoi se raccrocher ?... Tout est illusion, nous sommes entourés de gens appartenant à une autre race, une race "d'avant", une "race" qui pourrit sur place, lentement. Et qui tente de survivre encore... Jusqu'à l'apparition des Rapaces, les exterminateurs, ceux qui n'ont pas oublié ! Les RAPACES empruntent au thriller fantastique, mouvance X FILES, et à toute une mythologie ancienne que les auteurs ne veulent pas dévoiler ici. Les RAPACES sont une variation sur cette mythologie, ce mythe. Sans oublier une dose d'humour (mais oui), la tendresse apportée aux personnages principaux et la réelle poésie qui se dégage d'une ville comme New York recadrée au niveau du fantasmogorique, du baroque. Les RAPACES jouent avec nos peurs ancestrales. La nuit tombe, il était une fois... Deux ombres qui pénètrent dans la ville...

L'ultime assassin
Résumé des épisodes précédents. Le Parrain est mort et l'héritier a pris la relève : Don Cenetonne, 12 ans. Mais personne n'ayant l'intention de se laisser diriger par un moutard, les familles ont déclenché une guerre à laquelle le moutard a répondu avec une étonnante efficacité. Après une suite ininterrompue de carnages et d'enterrements, Don Cenetonne s'en va en week-end avec sa Nadine adorée, une superbe blonde spécialisée dans la sécurité rapprochée. Ils en profitent pour s'avouer leur amour, mais Nadine, qui sait tuer un homme de 432 façons, ne sait pas quoi faire avec un gamin de douze ans. Dieu merci, ils ont d'autres sujets de préoccupation, car les familles rêvent toujours de trucider Don Cenetonne. Et pendant qu'on lui prépare une entourloupe à Tokyo pour la prochaine réunion, on lui envoie à domicile deux " ultimes assassins " - un couple de jumeaux plutôt chochottes mais très méchants et très bien équipés. Agression à laquelle Don Cenetonne répond avec son brio habituel. La prochaine fois, ça va barder à Tokyo. Et nous attendons avec impatience la suite de cette série d'anticipation explosive, qui manie la cruauté sanglante - " il n'y a pas de manière gentille de tuer quelqu'un " - avec humour et bonne humeur.

Ordinateur mon ami

L'orphelin des astres
Dans Otages de l'Ultralum, le fils du richissime calife d'Iksaladam avait été kidnappé par le Quatuor Mortis. Valérian et Laureline l'avaient récupéré et s'étaient enfuis avec, à leurs trousses, tous les malfrats de l'univers, y compris le Quatuor Mortis, alléchés par la prime de 100 billiards de poutibloks offerte par le papa pour le retour de son fiston adoré.
Les voilà maintenant égarés sur les astéroïdes de Shimballil avec le califon à tentacules - un petit salopiaud affectueux mais très difficile à gérer - sans armes, sans propulseur et sans argent.

Poupée de bronze
Le goëland

Garfield se la coule douce
La vie chez les Garfield est une aventure : tous les matins, Jon se casse la figure dans l'escalier, s'ébouillante avec le café et se coince les doigts dans l'ouvre-boite. Il vient également de réparer le grille-pain. Ca se voit à l'énergie de la tranche de pain catapultée à travers la pièce. Garfield, lui, fait juste le nécessaire. En vue des cadeaux de Noël, il est sympa avec Jon : il vient de lui renverser le petit déjeuner au lit. Le reste du temps, il n'en fait pas lourd et tout va bien, à quelques détails près : sa balance parlante le trouve "vraiment si gros que ça", les nuages lui filent le cafard, et, dans ses pires cauchemars, Odie tire une langue d'un kilomètre. Dans la vie aussi. Il faut dire qu'Odie est en forme : omniprésent, frétillant de bonne humeur et plus baveux que jamais. Quand la situation l'exige, Garfield s'entraîne à mentir : ce n'est pas lui qui a peint Odie en vert avec un pinceau de dix centimètres, ce n'est pas lui qui l'a collé au plafond. Mais c'est bien lui qui a bouffé le poisson rouge. La preuve : la pauvre bestiole revient le hanter sous son petit drap de fantôme bien propre. Mais Garfiel s'en fiche. Il se la coule douce. Surtout le dimanche.

Mon Oeuvre à moi - tome 5

La cite de la mort
Lorsque Victor Hubinon quitte le navire, Jean-Michel Charlier confie le dessin à son vieux complice Jijé et à son fils, Laurent Gillain, alias Lorg. Le trio réalise le dernier album du « cycle des Barbaresques », Raid sur la Corne d'Or, et entame le suivant, qui se déroule en Amérique du Sud, avec L'Île des vaisseaux perdus. Deux histoires que nous retrouvons dans cette huitième intégrale, avec un épais dossier de Brieg Haslé-Le Gall sur l'aventure de cette reprise et une interview de Lorg, menée par Jacques Pessis.
