Avila est une fable très joliment dessinée, joyeuse et mélancolique, pleine de péripéties, comme dans un récit d’Alexandre Dumas. On y trouve également des coups de théâtre à la Molière, auteur que l’on croise justement en début d’histoire. S’y ajoute un doigt de magie pour pimenter le tout.
Avila, 16 ans, est à la recherche de sa mère, disparue des années plus tôt après avoir été accusée à tort de sorcellerie. Elle est, dans le même temps, poursuivie par le sinistre Trébuchet, qui veut la livrer au cardinal de Richelieu. Teresa Radice adjoint à Avila, pour l’aider dans sa quête, Timothée, archétype du jeune voleur sympathique, le comte de Langeac, un homme mûr étonnamment généreux, ainsi que d’autres personnages. En parallèle, nous suivons Anis, la mère d’Avila, à la recherche de sa fille. Elle aussi bénéficiera d’aides bienvenues.
Extrait de Avila, par Teresa Radice et Stefano Turconi © Glénat, 2026
Derrière les caractères des différents protagonistes, on ressent une bonté, une lumière que possèdent certainement aussi les auteurs. Il n’y a guère que Trébuchet et une autre personne, dont nous tairons l’identité pour ne rien divulgâcher, qui semblent irrécupérables.
Le dessin souple et somptueux de Stefano Turconi nous entraîne à travers les villes et les forêts du royaume de France, avec Paris comme destination, où se retrouveront tous les personnages. La science de l’éclairage et des couleurs fait partie des talents de l’artiste, donnant naissance à de sacrées ambiances. Le fait qu’il travaille également pour Disney avec sa compagne Teresa Radice ne surprendra pas le lecteur attentif.

Extrait de Avila, par Teresa Radice et Stefano Turconi © Glénat, 2026
Avila est une comédie dramatique facile à lire et maline. À propos de « maline », si Avila est une herboriste et non une sorcière, il est tout de même étrange qu’elle puisse parler aux animaux et les comprendre ; et plus étrange encore que son ombre soit habitée par une entité plus ou moins maléfique, avec qui elle converse comme avec un vieil ami… Des explications à découvrir dans cette réjouissante BD tout public.
Article publié dans ZOO Le Mag N°109 Mars-Avril 2026



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