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Chère historienne

couverture de l'album Chère historienne

Éditeur : Cà et là

Auteur :

Prix : 26.00€

  • ZOO
    note Zoo4.0

    Scénario

    4.0

    Dessin

    4.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album Chère historienne

A ce stade de sa vie, Margaret, historienne septuagénaire, a des goûts très précis. Elle aime notamment regarder par la fenêtre des trains, se promener dans les cimetières sous la pluie et savourer un sherry l'après-midi. Mais elle aime pardessus tout l'énigmatique J.W. Preece, un médecin, embaumeur et poète du XVIIe siècle auquel elle a consacré sa vie et une grande partie de sa carrière. Ce que Margaret n'aime pas : se faire remarquer, les comportements extravagants et la télévision. Malgré ces réticences, lorsqu'elle rencontre Lucy, une jeune productrice d'émissions historiques pour la télévision, une relation se noue timidement entre elles. De plusieurs décennies sa cadette, le coeur brisé et en proie au doute, Lucy trouve une inspiration nouvelle et surprenante en se laissant envoûter par les passions de Margaret. Doté d'une sensibilité et d'un humour inimitables, Joff Winterhart, revient avec le portrait irrésistible de deux femmes...

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Portraits de femme

Margaret Crypt est une septuagénaire discrète, professeure à l’université, spécialisée dans la poésie et les coutumes mortuaires du XVIIᵉ siècle. Malgré son âge avancé, elle exerce son métier avec une passion intacte. Cette ferveur est repérée par Lucy, jeune employée d’une boîte de production, qui lui propose alors de présenter une émission télévisée. De cette rencontre inattendue naît une amitié sincère, malgré leurs différences.

Extrait de Chère historienne, par Joff Winterhart

Extrait de Chère historienne, par Joff Winterhart © Çà et Là, 2026

« Souvenirs, souvenirs »

La particularité du livre tient avant tout à son graphisme, fondé sur le procédé du monotype, une technique d’impression dont le principe repose sur un transfert par pression. Le résultat est un décor vaporeux qui permet de jouer sur les ombres et les lumières. Ce flou contraste avec les personnages dessinés dans un style réaliste, notamment Margaret, dont l’âge est trahi par un trait ferme. Baignant dans un monde éthéré, tel des souvenirs fugaces, le récit gagne en force lorsque Margaret évoque sa sœur décédée ou un ancien amour qui l’a quittée. On regrette presque que le dessinateur n’ait pas poussé cette idée vers une radicalité plus affirmée.

Extrait de Chère historienne, par Joff Winterhart

Extrait de Chère historienne, par Joff Winterhart © Çà et Là, 2026

Alors qu’on pensait que le récit gagnerait à être sensiblement resserré, le scénariste nous surprend en introduisant la période d’instabilité qu’a représentée le confinement lié à la pandémie mondiale. Une rupture bienvenue qui permet d’élargir la réflexion et de conclure le récit. Finalement, Chère historienne se révèle être une lecture agréable, à l’approche graphique originale.

Extrait de Chère historienne, par Joff Winterhart

Extrait de Chère historienne, par Joff Winterhart © Çà et Là, 2026

Article publié dans ZOO Le Mag N°109 Mars-Avril 2026


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