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La Muette - Drancy, un camp aux portes de Paris

Attention, chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutesles notes attribuées sont remises au barème de ZOO de 1 à 5 étoiles.

Les 2 critiques Presse

3.5

Le 9/2/2026

Le 20 août 1941, avant l’aube, les rues et les bâtisses du 11ème arrondissement de Paris résonnent du bruit des moteurs de fourgons et du martèlement de poings sur les portes. Des policiers français, encadrés par les occupants nazis, arrêtent des centaines d’hommes, âgés de 18 à 50 ans. Leur tort ? Être juifs. Certains sont français, d’autres polonais, allemands, russes, tchèques, bulgares ; célibataires ou mariés, ils sont parqués à la cité de la Muette, à Drancy. La configuration en U de cette entité qui aurait dû devenir une [...]

5.0

Le 16/2/2026

Une cité construite en 1931, La Muette, à Drancy va être la dernière étape pour des milliers de Juifs étrangers d’abord, français ensuite, recensés par Vichy depuis septembre 1940. 67 000 au total avant les camps de la mort. Et ceux qui vont faire le sale boulot dès le 20 août 1941 avec 4230 hommes internés ce seront les Français eux-mêmes, policiers, gendarmes, magistrats, gardiens sur ordre des Allemands mais avec zèle. Valérie Villieu et Simon Géliot sont les auteurs de La Muette et racontent le destin de ces sacrifiés de toutes origines sociales.

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Commentaire et critiques (1)

note de la critique de L'historien

3.0

Malgré un sujet fort et nécessaire, ce roman graphique laisse une impression contrastée. L’approche pédagogique, très appuyée dès les premières pages, donne au récit un ton parfois trop didactique. Les explications, nombreuses et détaillées, finissent par alourdir la lecture au détriment de la narration et de l’émotion.

Si la contextualisation historique est indéniablement soignée, l’album peine à trouver un véritable souffle dramatique. Les événements s’enchaînent de manière descriptive, avec une mise à distance qui limite l’impact émotionnel pourtant attendu face à un tel sujet.

Même les personnages, bien qu’identifiés par leurs noms, restent souvent plus fonctionnels qu’incarnés, ce qui réduit l’attachement du lecteur.

Un ouvrage instructif, certes, mais dont la dimension documentaire prend trop souvent le pas sur la force du récit.

Le 20/02/2026 à 22h59