L'histoire de Simon, jeune libraire au bord de la faillite, marqué par un événement dramatique, va devoir faire face à ses souvenirs. Entre rêve et réalité, entre passé et présent, un récit intimiste et touchant en noir et blanc, réalisé par une jeune et talentueuse auteure néerlandaise, Aimée de Jongh. Récompensée en 2015 par le Prix Saint-Michel (Bruxelles).

Le Retour de la bondrée

Éditeur : Dargaud
Scénario : Aimée de JonghDessin : Aimée de Jongh
Genres : Récit de vie
Public : À partir de 12 ans
Prix : 19.99€
- ZOO
2.5
Scénario
2.5
Dessin
2.5
- Lecteurs
5.0
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Le synopsis de l'album Le Retour de la bondrée
La critique ZOO sur l'album Le Retour de la bondrée
Simon est dans une mauvaise passe. La librairie familiale est en liquidation, son couple avec Laura bat de l’aile et, un malheur n’arrivant jamais seul, il assiste un soir au suicide d’une femme sans qu’il ne puisse intervenir. Cet événement le replonge dans ses souvenirs d’enfance, lorsque son ami Raoul a chuté sous ses yeux du toit d’un immeuble. Aimée de Jongh embarque son lecteur dans un long roman graphique avec un personnage placé sous le signe de la culpabilité et de l’incertitude.
Simon ne souhaitait succéder à son grand-père et à son père à la tête de la librairie. Sa grande passion pour les oiseaux le destinait plutôt à se distinguer en ornithologie. Son parcours sera un peu similaire à celui de la bondrée, une buse migratrice : s’adapter aux événements et reprendre un nouveau départ. Régina, une lycéenne, lui évite dans un premier temps de se faire écraser par une voiture, avant de l’aider à trouver la voie d’une certaine sérénité.

Le scénario d’Aimée de Jongh brasse un grand nombre de thèmes, du trauma d’enfance et de ses répercussions sur la vie d’adulte, des vocations contrariées aux problèmes de vie en couple, sans même oublier la mort des librairies victimes de l’e-commerce. La relation ambiguë que Simon entretient avec Regina avec l’écrasante référence à Lolita entache un peu ce récit, tout comme l’histoire de Raoul, victime de harcèlement scolaire, paraît un peu lourde dans les scènes de flashback.
Son dessin, proche du manga, manque de souplesse et l’on a parfois du mal à distinguer certains personnages, comme Laura et Régina. On ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’un Christophe Chabouté eût pu tirer d’une telle histoire mais force est de reconnaître que, dans le tout venant de la production, cet album n’est ni dénué d’originalité, ni de sincérité. En tout cas, il incite à guetter le prochain travail de l’auteure avec confiance.
